Entre le moment où l'on allume la machine et celui où le système d'exploitation se charge, se déroule une procédure appelée amorçage (boot).

À l'allumage du PC, le CPU exécute un ensemble d'instructions inscrite en ROM sur la carte mère. Ces instructions sont divisées en 3 parties : le Post (Power On Self Test) qui ne s'exécute qu'après l'allumage (démarrage à froid), l'initialisation qui s'exécute après chaque reboot de l'utilisateur par Ctrl-Alt-Del (démarrage à chaud) et enfin le Bios (Basic Input Output System) utilisé par le système d'exploitation pour accéder aux périphériques standard.

Un bip : tout va bien

La première partie, Post, initialise l'affichage et la mémoire, démarre les disques durs et teste le clavier et la souris. Un bip unique indique un bon fonctionnement. Ensuite la procédure d'amorçage cherche à démarrer un système d'exploitation à partir du premier disque déclaré amorçable dans le Bios. Il s'agit par défaut du lecteur de disquette, mais il est possible dans les Bios modernes de démarrer à partir du CD-Rom ou du disque dur, voire du réseau.

Que ce soit par disquette ou par disque dur, la procédure d'amorçage lit le premier secteur de 512 octets du périphérique. Le premier enregistrement de ce secteur est le Master Boot Record (MBR), un petit programme de 446 octets. Suivent derrière deux octets d'en-tête puis la table des partitions (une table à 4 entrées de 16 octets chacune). À chaque entrée correspond une partition; on peut donc avoir quatre partitions principales, ou trois partitions principales et une partition étendue, cette dernière pouvant contenir des unités logiques.

Le programme MBR regarde la table des partitions et sélectionne la partition primaire marquée comme "Active". Il lit alors le premier secteur de 512 octets de cette partition et passe ainsi la main au chargement du système d'exploitation.

Être le premier n'est pas sans conséquences

Le MBR est le premier programme qui s'exécute à partir du disque ou de la disquette. Il est, de ce fait, la cible des virus dits "virus de boot" (cf. notre espace Virus). Mais c'est également le lieu idéal pour placer un programme de sélection manuelle de partition, donc par extension, de système d'exploitation. Que ce soit NTLDR de Windows NT, LILO de Linux ou System Commander, ces gestionnaires d'amorçage s'installent en premier lieu dans ce très convoité MBR. La ruse consiste de surcroît à pouvoir se réinstaller dans le MBR en cas d'écrasement par un autre système.

Diviser pour mieux régner

Hormis quelques exceptions, chaque système d'exploitation possède son propre système de fichiers. Il est donc indispensable de cloisonner le disque dur. C'est ce que l'on appelle le partitionnement, une phase préliminaire indispensable avant d'installer tout système d'exploitation. La plupart des systèmes d'exploitation intègrent dans leur procédure d'installation des fonctions de partitionnement, souvent réduites au strict minimum : suppression et création.

Le plus connu est sans doute le FDisk de Dos. Personnellement, j'utilise en complément PartitionMagic de PowerQuest, un outil puissant qui permet de préparer son disque dur à toutes les éventualités et de véritablement jongler avec les partitions : retailler, déplacer, copier, convertir sont des fonctions que l'on ne trouve pas dans les outils de partitionnement standard.

La première partition active qui contient un système Fat est appelée Partition Primaire Dos et prend la lettre C: si elle est sur le premier disque. Cette partition est importante car les systèmes Microsoft (Dos, NT ou 2000), même s'ils peuvent s'installer ailleurs, ont besoin de cette partition primaire pour stocker des informations de démarrage (secteur d'amorçage, menu de démarrage, etc.). Si l'on veut faire cohabiter un système Microsoft avec un système non-Microsoft, la présence de cette partition est donc impérative. Même OS/2 a besoin pour démarrer de s'appuyer sur une partition primaire Fat, aussi minime soit-elle.